Les accords de perception

Un monde, un continent, une région, une civilisation, une famille, partage des bases perceptives communes afin d’évoluer dans une bulle collective où chaque individu pourra se construire par rapport à sa situation géographique et temporelle de naissance. Chaque individu grandira au travers de croyances, valeurs et traditions communes afin d’être intégrés dans la communauté.

De par nos désirs prénataux nous « signons » en quelque sorte des accords de perception de par nos choix de vie. 

Imaginez que vous aviez en vous toutes les informations qui a trait à l’Europe en naissant au beau milieu de la forêt amazonienne. Vous ne sauriez pas vous adapter à leur culture, il y aurait un trop gros décalage dans votre façon de penser, de réagir, de vous comporter face aux membres de votre tribu. Et vice versa si c’était le cas inverse. Une personne ayant toutes les caractéristiques qu’il faut pour survivre dans la jungle se retrouverait complètement démunie et incomprise si elle naissait en pleine ville. 

L’intégration au sein d’un groupe

Pourquoi partageons-nous des accords de perception ?

Tout simplement dans le but d’être intégrés au sein d’un groupe ou d’une communauté. Nous sommes des êtres sociaux et en l’occurence, il est plus facile de s’intégrer quand nous partageons des pensées, idées et valeurs communes.

S’ajoute à cela tout ce que nous sommes venus explorer en tant qu’âme incarnée, les défis que nous sommes venus relever, les blessures que nous sommes venus explorer afin de mieux les transcender.

Nous choisissons les paramètres de notre incarnation selon les buts que nous nous sommes fixés , d’où les accords perceptifs.

Une famille choisie

Nous choisissons notre famille également pour leurs croyances, pour les idéaux auxquels les membres adhèrent, leurs valeurs, leurs traditions, les blessures qu’ils se relayent. 

Nous atterrissons sur un vrai terrain de jeu rempli de multiples attractions. Ça n’a pas l’air très amusant en vrai mais une fois les blessures dépassées, je vous assure que tout peut devenir plus amusant car nous voyons les enjeux venir avant que les situations ne surviennent.

Pour ma part je suis née dans une famille où le côté maternel est d’origine africaine. Nous avons hérité des croyances ésotériques (mais pas seulement celles-là) liées à l’Afrique, c’est-à-dire : magie noire, esprits, sorcellerie etc.

Ce qui fait que j’ai pu bénéficier d’une certaine ouverture d’esprit très jeune étant donné que nous en parlions ouvertement. Tout cela était normal, réel et vrai. Nous en faisions l’expérience également, ce qui rendait toutes nos croyances encore plus réelles les unes que les autres.

Des phénomènes inexplicables se déroulaient et j’ai pu observer au fil des années les luttes intérieures engagées par certains membres de ma famille. 

J’ai partagé certaines croyances familiales jusqu’à la vingtaine; jusqu’à ce que je commence à vraiment me questionner si ce lien que l’on entretenait avec les croyances ésotériques liées à la culture africaine n’étaient pas créées ou auto-créées par nous.

J’ai pu remarquer qu’à force de remettre en question les croyances et les causes de certains évènements familiaux et personnels, ceux-ci modifiaient leurs conséquences.

Plus de « mauvais coup du sort », plus de sentiment d’impuissance, plus de malheurs. Juste la conscientisation de notre part de responsabilité, ce à quoi on donnait trop d’importance. Là où on délaissait notre pouvoir à une « quelconque force extérieure ».

Je vous invite à lire l’article sur les créations d’entités énergétiques pour mieux comprendre cet effet.

Quand l’inconscient devient conscient

Ce qui nous amène à nous questionner sur l’impact de l’inconscient dans toutes nos créations de vie. Que ce soit nos actions, nos postures, nos relations, nos émotions, les blessures que l’on revit encore et encore, nos traumas (de cette vie, transgénérationnels, karmiques, multidimensionnels)…

Sur quoi avons nous consciemment la main ?

Je vous rassure, nous pouvons avoir de plus en plus de maitrise sur nos vies, sur nos choix, sur nos pensées et nos désirs à mesure que l’on pose de plus en plus de lumière sur notre inconscient.

Car LUI retient TOUT !

C’est sur lui qu’il nous faudra travailler. Ce sont toutes ces parts cachées qu’il faudra mettre en lumière, questionner, mettre à jour, remodeler, ajuster à notre vie actuelle afin de voir ce qui bloque réellement et que parfois il suffit d’un tout petit mouvement au niveau d’une croyance, d’une valeur, d’un attachement pour que s’opère un grand changement.

✦ Questionnez vos valeurs familiales, culturelles et sociétales.

✦ Regardez les schémas et les causes qui reviennent constamment, chez vous ou chez d’autres membres de votre famille ou dans un groupe communautaire (votre village, votre région, votre pays)

✦ Demandez-vous si cela vous correspond encore avec la conscience que vous avez à présent. Désirez-vous continuer à faire vivre ces croyances dans votre vie ? Voulez-vous vivre encore ces conséquences ? Ou souhaitez-vous arpenter d’autres voies, d’autres chemins plus libérateurs ?

✦ Remarquez-vous des incohérences dans les agissements de certaines personnes qui démontreraient un manque de conscience de soi et d’auto-responsabilité de ses actes ?

Ces questions n’ont pas pour but de culpabiliser mais de sensibiliser. 

Pouvons-nous nous défaire de ces accords de perceptions ?

Non, nous ne pouvons pas nous en défaire, nous restons influençables de leurs forces vibratoires. Ce sont les lois de la physique au sein desquelles on continuera d’évoluer dans cette incarnation présente. Ces lois changeront avec l’évolution de la conscience collective et des exceptions ne sont pas impossibles. Tout dépend de différents éléments, tels que nos contrats d’incarnation, le travail fait sur nous-même, notre volonté d’avancer vers plus de liberté, de maitrise et de vérité.

Mais par contre …

Nous pouvons amener plus de conscience afin de déjouer certains enjeux, reprendre plus de maitrise de soi et se responsabiliser afin de diminuer l’impact de ces accords (inconscients) et de se diriger vers plus de liberté de choix.

J’ai essayé de me « défaire » des croyances familiales, en faisant fi de cette charge invisible mais je fais partie d’un système qui s’est construit autour de certains codes et donc je dois faire avec ce code. On ne peut pas vraiment s’extraire d’un système. On peut seulement prendre de plus en plus conscience de l’impact du système sur nous afin de faire des choix éclairés pour sa vie en lien avec les autres. 

Ce que j’ai commencé à faire, c’est prendre conscience de l’impact des croyances sur mon système familial et comment il nous a tous construit individuellement et collectivement et agir à ma manière, sur moi en fonction des expériences qui « activaient » ce code familial tout en prenant conscience que cela avait un impact subtil sur les autres membres de mon système.

Le mieux c’est de faire ce travail tous ensemble car lorsque nous agissons sur nous, la vie des autres membres du système bouge aussi et cela amène d’autres expériences leur permettant de se libérer ainsi que des libérations émotionnelles qui doivent être vécues le plus en conscience possible pour mieux être transcendé. Mais cela n’est pas faisable la majorité du temps, n’étant pas tous ouverts à cette vision de la vie.

Choisir la vie que nous désirons vivre en accord avec la traversée du courant de Vie en nous. 

C’est toute une gymnastique intérieure.

Le but est de devenir de plus en plus libre et la liberté est avant tout une posture intérieure.

D’autres articles suivront pour approfondir ces thématiques.

Une réponse à « Les accords de perception »

  1. Il n’y a peut-être pas plus libre que celui ou celle qui ne cherchent plus à l’être.

    Peut-être demeure nécessaire d’avoir su vivre auparavant les expériences de ce que n’est pas la liberté pour un jour la connaître, la reconnaître et la vivre sans la rechercher alors.

    Vivre la liberté en soi et dans l’expression de son être et de son âme dans le monde semble bel et bien être l’issue d’un chemin issue de l’expérience de tout ce qu’elle n’est pas qui aura permis de l’inscrire en soi, dans le corps vivant et vibrant d’une musique, d’une mélodie nouvelle lorsque c’est la musique qui se joue alors. La liberté du deviens qui tu es et de la place dans le monde de l’être en l’expression la plus brillante de ses apports spécifiques, attendus et reconnus pas les autres.

    Autant ne pas rechercher à être libre à un moment donné de sa vie et renoncer alors afin de se laisser aller pour vivre une toute nouvelle expérience, d’abandon et de richesse d’être porté.e grâce à l’estime et la confiance en soi.

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