Je ne sais pas si vous avez remarqué mais nous tentons constamment d’échapper à la vie.
Ne pas ressentir cette douleur, ne pas prendre cette décision, éviter cette discussion tant redoutée, réprimer ce que l’on souhaite véritablement dire, être à l’affut de chaque indice confirmant nos croyances, préférer nourrir des illusions plutôt que de regarder la vérité en face, ne pas vouloir ressentir les émotions etc
Ces éléments considérés comme « banals » – car étant devenus des fonctionnements naturels et tellement acceptés – ne sont que rarement remis en cause dans notre quotidien. Pourtant de très nombreuses disciplines s’évertuent à démontrer les effets délétères de ce type de comportement. Chacun l’abordant selon son expertise et sa discipline, je trouve que cela reste bien trop réducteur car il nous manque toujours une pièce du puzzle afin de comprendre l’ensemble des enjeux.
De mon côté je ne vais pas faire exception, je vais aussi aborder certains éléments sous le prisme de la difficulté de l’incarnation – car c’est sous ce prisme que je souhaiterais aborder certaines difficultés de la vie ; le prisme spirituel ou de l’âme.
Tout d’abord j’aimerais définir ce qu’est pour moi l’incarnation :
C’est le fait de prendre corps, « d’être de chair », donc palpable, tangible, matérialisable.
Cela révèle une certaine consistance. C’est d’être indissociable de l’idée, d’être l’idée, de faire UN.
Quand on voit un acteur incarner un rôle, incarner un personnage, une personnalité, on va considérer sa représentation pour vrai. Parce qu’il est convaincu d’être ce personnage, même si une part consciente ET inconsciente savent qu’il est en train de jouer un rôle.
C’est la même chose quand nous essayons d’être nous-même ou bien d’essayer d’être quelqu’un qu’on aimerait bien être.
N’oublions pas que nous sommes multiples ; nous sommes un condensé de multiples facettes, certaines complémentaires, d’autre totalement opposées.
Quels peuvent être les signes que l’on ne soit pas en paix avec son incarnation ?
✓Tu as perdu ta joie de vivre
✓Tu ne te sens pas vivant.e
✓Tu rejettes ou a du mal à accepter ton corps
✓Tu rejettes tout ce qui est relié à la matière
✓Tu vis plus dans ta tête que dans ta vie
✓Le stress et/ou l’anxiété sont très présents dans ta vie
✓Les peurs t’envahissent facilement
✓Tu as du mal à t’intégrer dans ce monde
✓Tu as un lien particulier avec les êtres galactiques
✓Tu as tendance à nier les messages que t’envoient ton corps
✓On t’a déjà dit que tu manquais d’ancrage
✓Tu te sens déconnecté de tes émotions ou de tes ressentis
✓Tu vis très mal ta relation avec certaines émotions
✓Tu rejettes souvent la responsabilité sur les autres
✓Tu te sens venir d’ailleurs
✓Tu as le sentiment que personnes ne te comprend
✓Tu donnes plus d’importance à ton côté starseed
✓Tu ne supportes pas l’ombre des autres ou bien tu en as peur
✓Tu crois que tout blocage peut se résoudre par l’énergétique
✓Tu cherches des solutions « miracles » sans faire de travail d’exploration
✓Tu lis beaucoup de livres sur le dev perso ou la spiritualité mais tu comprends pas pourquoi tu vis encore les mêmes schémas
✓Tu rentres en réaction très rapidement
✓Tu fuis tout conflit, contradictions
✓Tu fuis les moments vides, tu n’aimes pas rester sans rien faire
✓Tu alimentes la souffrance car elle donne du sens à ta vie
✓Tu rejettes ton humanité ou celle des autres
✓Tu as beaucoup de difficultés avec les limites
✓Tu ne supportes pas les lois humaines
✓Tu ne t’acceptes pas
✓Tu cherches à être quelqu’un d’autre
✓Tu laisses trop de place à la comparaison, au jugement et aux voix des autres
✓Tu éprouves de la difficulté à prendre des décisions
✓Tu rationalises tout
✓Tu cherches des explications spirituelles à tout ce qui t’arrive
✓Tu te sens tout le temps fatigué
✓Tu as envie de quitter ton corps, voire de mourrir
✓Tu as des problèmes d’attention et/ou de concentration
✓Tu es distrait/maladroit ; tu oublies des choses ou bien tu te cognes souvent (ecchymoses)
✓Tu as des difficultés à passer à l’action
✓Tu ne mets pas en pratique ce que tu apprends dans les livres ou en formation
(Liste non exhaustive bien sûr et il y a encore beaucoup de paramètres qui pourraient rentrer dans cette liste.)
Il est important de prendre en compte l’aspect physique et biologique de notre incarnation au-delà de la simple considération spirituelle. Il s’agit notamment de la régulation de notre système nerveux. Beaucoup des éléments dont j’ai fait mention plus haut résultent aussi d’une dérégulation du système nerveux, d’empreintes traumatiques et d’un manque de connaissance de soi et de son fonctionnement.
Faire la paix avec son incarnation est le travail de toute une vie.
Nous ne venons pas au monde avec un mode d’emploi
Qu’est-ce que ce serait mieux si nous avions un mode d’emploi pour mieux naviguer notre vie durant les premières années (euh 20 premières années peut-être afin d’être bien consolidé), n’est-ce pas ?
Et pourtant ce mode d’emploi nous le construisons et nous le découvrons tout au long de notre incarnation. Certaines règles sont bien difficiles à mettre en pratique, ce qui fait qu’on doive constamment les explorer. Mais ça fait partie du jeu de la vie. C’est beau et douloureux en même temps. C’est pour cette raison je crois que nous cherchons constamment des « anti-douleurs » tels que : des concepts qui font du bien au coeur et à l’âme, des phrases positives, des groupes qui nous dorlotent dans des cocons un peu trop douillets. C’est pour moins ressentir les fluctuations de la vie, les vides entre les battements de coeur, car ce vide fait peur.
Dans ce vide, il peut tout y avoir. Tout peut resurgir d’un coup ou bien nous pouvons être englouti et disparaitre à tout jamais.
Pourtant dans ce vide où tout peut rejaillir, on redoute trop souvent que le pire pourrait arriver, pourtant le beau et le merveilleux peuvent eux aussi jaillir de ce vide. Car c’est un vide qui peut TOUT contenir. Mais ça nous fait peur donc on se protège « au cas où », ce qui nous protège du meilleur aussi par la même occasion.
Dans ce monde nous créons beaucoup de solutions aux problèmes que nous avons nous-mêmes créés. Et si nous ne créions pas de problèmes ? Peut-être ne devrions-nous pas trouver de solutions ni de méthodes ou bien devoir créer tout un tas d’outils pour rétablir les déséquilibres que nous créons dans notre vie. C’est à penser.
La vie est complexe et bien souvent pour lui donner du sens, nous aimons la complexifier davantage.
Comment être en paix avec son incarnation ?
1. Accepter que nous sommes limités dans une certaine mesure
J’aime parler d’illimité car nous sommes par nature des êtres illimités mais nous sommes dans un monde soumis à des règles et à des lois. Et ce sont elles qui créent ces limitations ou contraintes dans lesquelles nous allons nous développer. Nous ne sommes pas tout seul dans ce monde, nous faisons partie de très nombreux systèmes ; par contre, nous pouvons faire évoluer ces systèmes par nos propres mouvements.
2. Accepter la palette d’émotions
Ce qu’il y a de plus beau dans ce monde d’incarnation d’être humain, ce sont nos émotions. Nous avons accès à une vaste palette d’émotions et de sentiments. C‘est la chose la plus précieuse de notre humanité, c’est ce que j’aime le plus au monde. Que serions-nous sans émotions ? De simples robots, dénués d’empathie et de compassion, agissant de façon totalement rationnelle et logique. Ce serait un monde gris à mes yeux. Qu’en pensez-vous ?
3. Accepter que notre corps ait ses propres règles
Nous venons tous au monde avec un corps unique, une physiologie bien unique. De ce fait il y a des choses que nous pouvons faire et d’autres pas. Nous grandissons avec certaines problématiques qui nous font avancer, évoluer, aimer, compatir. Au lieu de les chérir pour ce qu’elles sont, des alliées sur notre chemin vers l’Amour et la réconciliation de soi, nous les portons en ennemis. Notre corps devient un ennemi imparfait. Curieuse relation n’est-ce pas ? Et lui que veut-il ? Nous aider du mieux qu’il le peut afin de traverser notre vie selon les indications que nous lui avons données avant notre naissance.
De mon côté j’ai une double scoliose et chaque douleur dorsale m’a toujours rappelé à revenir dans mon corps et à y faire la paix. D’arrêter de combattre et de l’écouter lorsque tout devenait trop tendu à l’intérieur de moi. Avant je prenais ça comme un fardeau, une tare avec laquelle je devais vivre jusqu’à la fin de ma vie, aujourd’hui je considère cette « anomalie » comme un cadeau que je me suis fait afin d’amorcer cet amour pour mon incarnation malgré les limitations. Cet amour continue de grandir au fil des années. C’est un chemin.
4. Se réapproprier son corps
Des séances d’auto-massages, de toucher conscient, toute sorte d’exercices somatiques doux, léger et profond afin de rétablir le lien avec son corps et ainsi augmenter sa tolérance aux aspects compliqués de son incarnation.
5. Accepter et aimer son humanité
C’est peut-être le plus long et difficile cheminement car il comprend bien des choses : se connaitre, se comprendre, poser de la conscience, être dans la présence, mettre en oeuvre dans la matière sa spiritualité. Accepter ses zones d’ombre et accepter de faire le job de plonger en soi. C’est la seule manière, vraiment, la seule, de pouvoir accepter son incarnation humaine.
Ne luttez plus, ne fuyez plus
Soyez là, soyez présent
Regardez, observez, plongez dans l’instant
Et vous verrez qu’il n’était pas si effrayant qu’il n’y paraissait
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