Ce que j’aime le plus expliquer ce sont tous ces processus qui nous conduisent à plus de conscience. Car il existe de nombreuses informations et ressources pour développer certaines compétences et je trouve que ce qui manque le plus comme information, c’est ce qui nous amène à développer cela : les signes qui sont présents dans notre vie au quotidien, qu’on ne voit pas, qu’on renie mais qui sont bien présents. Ce sont des indices sur ce qu’il y a à observer, à travailler, ou à remettre en mouvement.
Dans beaucoup de milieux différents, on va tout de suite au résultat ou à la solution mais on explique rarement le processus. Alors qu’on vit tous des processus différents et de manières différentes. Nous ne sommes pas à l’aise avec les processus car on pense que ce n’est pas normal parce qu’on n’en parle pas assez justement. Ce qui importe dans mon partage, c’est comment les choses sont venues à moi pour que vous puissiez observer comment les choses viennent à vous afin d’être un peu plus à l’aise, un peu plus attentif à tous ces indices.
Je me suis dirigée vers l’intelligence émotionnelle car je ne souhaitais plus vivre certaines situations hyper conflictuelles avec mes enfants et mes parents.
Dans mon quotidien, ce sont les relations et situations (avec mes enfants et mes parents) qui m’ont demandé de faire un effort, d’apporter plus de conscience, parce que je ne voulais plus reproduire certains schémas. Parce que ça ne me nourrissait plus, ça abimait nos relations, et ça amenait toujours les mêmes résultats.
Ce qui m’a le plus amené à prendre conscience de l’importance de développer son intelligence émotionnelle et à prendre soin de ses émotions, c’est d’avoir créé une formation en ligne il y a 4 ans. Ma toute première formation, qui partait de la connaissance de soi vers la conscience de soi pour en arriver à retrouver son pouvoir créateur – à reconnecter son être créateur.
J’avais établi tout un processus pour traverser certaines étapes de reconnexion à soi. À ce moment-là j’avais ce besoin de transmettre tout ce processus. Et dans ce process j’avais omis les émotions. Ce programme, je l’ai sorti 2-3 mois avant de partir pour la France et arrivée dans ce pays, j’ai pu reconnecter progressivement ma puissance intérieure par diverses expériences. Et peu de temps après mon arrivée en France, il y avait ce thème qui revenait en permanence : celui des émotions. Je me demandais : « mais pourquoi ça revient ? » , « pourquoi c’est si important que j’en parle ? ».
Parce que pour être honnête, ça ne m’intéressait pas et ça ne m’avait jamais intéressé. À la rigueur, l’émotion de la colère m’avait interrogée dans le cadre de différentes expériences professionnelles que j’ai eues dans les écoles primaires où j’ai travaillé. Je faisais face à des enfants qui manifestaient une impulsivité et une colère très fortes, très importantes, et qui étaient mal considérés. Ça me blessait, ça me faisait très mal pour eux qu’on les juge si facilement, qu’on les catalogue si vite, qu’on leur colle des étiquettes qui influençaient leur comportement. Tout comme mon fils était catalogué d’immature. Personnellement ça me blessait que la majorité des gens ne voient pas ces enfants tels qu’ils étaient au-delà de ce qu’ils exprimaient. C’était tellement douloureux pour moi car je voyais toutes les blessures que ça allait causer, qu’ils allaient se construire à travers ça, et qu’ils allaient développer une fausse identité.
C’est aussi mon combat quotidien – qu’il soit personnel, familial, professionnel -, pouvoir offrir une autre vision. Mais ça c’est un problème de société donc ça nous demande d’aller remodeler toutes nos fondations, c’est un travail de longue haleine, et bien sûr nous ne sommes pas tout seuls. C’est très conflictuel parce que ça remet en cause énormément de fondements.
Du fait que le collectif se soit ouvert aux émotions, à l’intelligence émotionnelle, je trouvais que c’était assez suffisant à ce moment-là, car je n’avais pas encore conscience de cette nécessité pour améliorer sa vie, améliorer ses relations, notamment celle à soi-même, et pour purifier, pacifier tout ce que l’on porte comme mémoires à l’intérieur de nous. Donc pour moi les outils émotionnels étaient suffisants, et je n’avais pas l’envie ni l’intérêt d’aller creuser plus loin. Seulement au plus on développe sa conscience, au plus on veut améliorer sa vie, et agencer sa vie tel qu’on la ressent et la désire. À ce moment-là on connecte encore plus son être créateur.
La notion de conscience devient plus prégnante, et là on porte une attention nouvelle sur cette intelligence émotionnelle qui amène à cette maturité émotionnelle. Mais pour développer ces compétences il faut en vivre les expériences réelles, sur le terrain, qui ne sont pas toujours agréables. Chose qui n’est pas facile car ça demande de se positionner. Ça demande de respecter son intégrité. Tout en essayant de respecter l’intégrité de l’autre. Mais ce n’est pas facile car on ne peut respecter l’intégrité de l’autre, que lorsque l’on a appris et qu’on est en chemin pour respecter notre propre intégrité.
Suite à ça, on sera plus en paix avec soi-même, on sera plus à même de se mettre en retrait, pour pouvoir laisser la place à l’autre, et le laisser exprimer qui il est et ce qu’il porte en lui pour pouvoir s’en libérer.
Et ça, ça fait appel à notre maturité.
Et ça, c’est pas facile. Parce que ça vient toucher nos failles intérieures, nos faiblesses, nos fragilités. Et ce n’est jamais agréable quand ça vient toucher ça, faut bien se l’avouer. Mais c’est nécessaire. Il faut pouvoir y faire face aussi.
En octobre 2020 quand je recevais la guidance de m’intéresser aux émotions, je ne voyais pas ce que je pouvais dire à leur sujet tellement il y avait de ressources et d’informations à leur sujet.
Aujourd’hui je l’aborderais plus dans les subtilités des relations. Parce qu’on ne l’aborde pas, et comme les gens vont devenir de plus en plus conscients dans les années à venir, on va pouvoir aller explorer ces subtilités-là. Donc il faut qu’on prépare le terrain, il faut des informations en amont pour pouvoir avoir des points de repères. Évidemment ce n’est pas populaire comme travail mais ça le sera plus tard. Être précurseur dans certains domaines génère un sentiment de solitude, d’illégitimité, et d’imposture. Nous manquons d’ancrage ou de référentiel sur lequel s’appuyer pour valider nos ressentis, nos propos, ou ce qu’on connecte.
Cette intelligence émotionnelle s’est développée un peu dans l’ombre chez moi car ce n’est toujours pas un sujet qui m’intéresse spécialement, mais c’est un sujet essentiel.
Pour développer son intelligence émotionnelle, il est important d’étoffer son vocabulaire.
L’intérêt que l’on va porter aux choses s’infuse doucement, surtout dans les zones où on a le plus de difficultés, où ça vient toucher des fragilités plus importantes.
La vie infuse de façon progressive et constante ces invitations à s’informer, à se transformer, surtout quand ça vient toucher de grandes fragilités intérieures. Parfois ça viendra bousculer fortement, c’est normal, mais c’est comme ça qu’on pourra avancer quelques pas de plus, un peu plus vite, pour reprendre une autre course après.
Si je n’avais pas créé cette formation-là, je n’aurais pas été attentive de l’importance de développer l’intelligence émotionnelle. J’apprends encore, par le biais des expériences, de ce que je souhaite vivre et ne plus vivre.
En ce moment ma priorité est de changer le vocabulaire employé avec mes enfants, afin de nous exprimer les uns aux autres différemment, car on peut vite se laisser emporter par nos automatismes, nos habitudes, par les facilités surtout. Et si nous ne sommes pas vigilants, nous ne pouvons pas nous rendre compte de ce qu’on provoque chez les autres inconsciemment, juste par des habitudes. Et donc cette maturité émotionnelle a été déclenchée par un simple mot : gamine !
Au plus on plonge dans cette intelligence émotionnelle au plus on la ramifie avec le corps et les traumas. Parce que s’il n’y a pas de connexion au corps, il n’y aura pas de connexion profonde aux émotions, on ne pourra pas totalement développer son intelligence émotionnelle.
La vie permet de mettre en pratique ces informations, ces découvertes, ces explorations, pour mieux les intégrer dans le corps, pour mieux les ressentir, pour mieux les vivre, pour mieux se transformer et transformer au plus profond de notre ADN tous ces vieux programmes internes.
La vie est bien faite.
Voilà le processus qui a déclenché chez moi cette envie et nécessité de développer mon intelligence émotionnelle et tendre vers plus de maturité émotionnelle, par la création d’une formation expliquant le processus menant de la connaissance de soi à la conscience de soi.
Et pour vous ? Comment la vie vous invite à développer votre intelligence émotionnelle ? 0u ne plus rentrer en réaction ? Quels mots, quelles expressions, quels schémas ou situations récurrentes apparaissent dans votre vie afin de vous faire prendre conscience que vous méritez mieux et que vous pouvez créer mieux ?

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